MYRRHA sur les écrans allemands

« Grâce à MYRRHA, nous pouvons réduire la radiotoxicité des déchets nucléaires à seulement 300 ans. » Une solution technologique pour la gestion des déchets nucléaires jette une nouvelle lumière sur la problématique du climat et le rôle qu’y joue l’énergie nucléaire. Mais comment cela fonctionne-t-il au juste ? Où en est la recherche sur la technique de transmutation ? Quand pourrons-nous utiliser cette technique ? Michael Grytz – journaliste sur la chaîne de télévision allemande ARD – est venu prendre le pouls au centre de recherche nucléaire SCK CEN. Avec MYRRHA, le SCK CEN est un chef de file dans la recherche sur cette technique très prometteuse.

L'Europe a récemment été sinistrée par de violentes inondations. Alors que la problématique du climat est au centre de l’attention, le débat autour de l’énergie nucléaire reprend de plus belle. L’énergie nucléaire peut-elle jouer un rôle dans la lutte contre le dérèglement climatique ? Devons-nous prendre en considération l’énergie nucléaire pour atteindre nos objectifs climatiques ? La France en est convaincue. Pour l’Allemagne, les inconvénients liés à l'énergie nucléaire pèsent plus lourds que les avantages. Le pays soulève la question des déchets nucléaires. Les déchets radioactifs continueront d’émettre des rayonnements nocifs pendant des centaines de milliers d’années, mais que se passerait-il si... Nous étions capables de raccourcir considérablement cette période et de réduire les déchets à une fraction seulement grâce à des progrès technologiques ?

MYRRHA veut apporter ces progrès technologiques. « Le fait qu'un pays maintienne ses centrales nucléaires ouvertes plus longtemps est une décision politique. Cette décision est indépendante de la question des déchets. Il faut de toute façon trouver une solution à ce problème. Il est de notre devoir scientifique de travailler à des solutions. Nous appelons la solution pour les déchets nucléaires la 'transmutation’ », explique Hamid Aït Abderrahim, directeur général adjoint du SCK CEN et directeur de MYRRHA. « Grâce à la technique de transmutation, nous pouvons réduire le volume des déchets finaux d'un facteur 100 et ramener la radiotoxicité à 300 ans, au lieu de 300.000 ans. MYRRHA est un projet pionnier ».

Où en sommes-nous dans la recherche ? Est-ce que MYRRHA traitera tous les déchets nucléaires européens ? Si tel n’est pas le cas, un nouveau parc nucléaire sera-t-il requis pour « incinérer » les déchets nucléaires ? De l’énergie sera-t-elle libérée pendant le processus ? À quel point cette technologie est-elle sûre ?

Pour répondre à toutes ces questions, le journaliste Michael Grytz nous a rendu visite sur nos sites de Mol et de Louvain-la-Neuve. Hamid Aït Abderrahim et Klaus Kümpel de l’Institut für Angewandte Physik (IAP – Goethe Universität) avec qui MYRRHA travaille depuis 1999, ont expliqué le projet en détails.

Regardez l’épisode d’Europamagzin en différé.